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55Points de vue

Le Colisée, de Kishō Kurokawa

Visite sur place
10 min
Horaires
Accès libre aux abords (bâtiment de bureaux et de logements).
Sur les parcours
Nîmes contemporaine

Vous voici devant le Colisée, un ensemble rond de bureaux, de logements et de commerces, rue du Colisée, au sud de la ville. Son auteur n’est pas nîmois : c’est le Japonais Kishō Kurokawa, fondateur du mouvement dit métaboliste. Il a construit ici au début des années 1990, à l’entrée de la ville, un bâtiment volontairement contemporain, en verre et en béton armé. Mais regardez bien sa forme : ce cercle fait écho aux arènes romaines, à deux mille ans d’écart. Le nom lui même est un clin d’œil à l’amphithéâtre de Rome. Il a une histoire à Nîmes : de 1927 à 1988, le Colisée était un grand cinéma de mille places, place Gabriel-Péri, où l’on a découvert le cinéma parlant en 1929. Aujourd’hui, ce nom désigne surtout l’hôtel communautaire, le siège de Nîmes Métropole, installé dans l’immeuble de Kurokawa. Faites le tour de la place, observez la courbe des façades vitrées et comparez la avec celle des arènes que vous avez peut-être vues en centre ville.

Écouter le récitRécit de l'application, voix de synthèse.

Histoire

Le Colisée a été construit au début des années 1990 sur les plans de l’architecte japonais Kishō Kurokawa (les sources donnent 1991 ou 1995 selon qu’elles parlent de la conception ou de la livraison). L’ensemble mêle bureaux, logements, commerces et activités. Il abrite aujourd’hui l’hôtel communautaire, siège de la communauté d’agglomération Nîmes Métropole.

Art et architecture

Kurokawa est le fondateur du métabolisme, un mouvement d’architecture japonais. À Nîmes, il compose un profil imposant et futuriste, en façades vitrées et béton armé, placé à l’entrée de la ville. Sa forme circulaire répond volontairement aux arènes romaines : une vitrine contemporaine pour une ville connue pour son héritage antique.

Anecdotes

Le nom de Colisée a d’abord désigné à Nîmes une salle de cinéma et de théâtre, ouverte le 15 avril 1927 place Gabriel-Péri par Paul Furiet et Georges-Henri Pingusson. Elle comptait mille places, une fosse d’orchestre et un balcon avec loges. En novembre 1929, on y fête l’arrivée du parlant avec Le Chanteur de jazz. La salle ferme le 31 décembre 1988 et est inscrite aux monuments historiques en 2015.

À regarder sur place

Observez la courbe générale de l’édifice et la manière dont les façades de verre enveloppent l’espace central. Cherchez l’analogie avec l’amphithéâtre romain : un cercle, des niveaux superposés, un lieu tourné vers l’intérieur. Il s’agit d’un bâtiment en usage, à regarder depuis l’espace public.

Pratique

Le Colisée se trouve rue du Colisée, au sud du centre, dans le secteur des Costières. Le bâtiment accueille des bureaux et des logements : la visite se fait depuis les abords. Le stade des Costières et ses lignes de transport en commun sont à proximité.

Aux alentours

Juste au sud se trouve le stade des Costières, autre grand équipement des années 1980. Pour comparer l’original et son écho moderne, remontez vers le centre et les arènes, puis faites un détour par la place Gabriel-Péri, où se trouvait l’ancien cinéma Colisée.

Sur place, cherchez : Suivez des yeux la courbe des façades et cherchez ce qui rappelle l’ovale des arènes.

Testez-vous

Quel architecte a conçu le Colisée ?
  • Jean Nouvel
  • Kishō Kurokawa (réponse)
  • Norman Foster
Quelle institution y a son siège ?
  • La préfecture
  • Le conseil régional
  • Nîmes Métropole (réponse)
Quel monument sa forme rappelle-t-elle ?
  • La Maison carrée
  • La tour Magne
  • Les arènes (réponse)

Sources

Informations vérifiées le 6 octobre 2026.