viaNîmes EN

43Remparts et tours

Enceinte romaine (vestiges)

Visite sur place
10 min
Horaires
Accès libre aux vestiges visibles depuis l’espace public.
Enceinte romaine (vestiges)
Photo : Finoskov, CC BY-SA 4.0

Vous voici sur le tracé de l’enceinte romaine de Nîmes. Il faut imaginer un mur de près de 10 mètres de haut et jusqu’à 3 mètres d’épaisseur, courant sur plus de 6 kilomètres. Il est bâti sous l’empereur Auguste, à la fin du Ier siècle avant notre ère, autour de la colonie de Nemausus. Pourtant, c’est une époque de paix : ce rempart est surtout une faveur impériale et une affaire de prestige. En Gaule romaine, seule Vienne avait une enceinte plus longue. Le mur enfermait 220 hectares et comptait environ 80 tours et une dizaine de portes. Ces murailles protègent encore la ville après la chute de Rome, jusqu’aux destructions de Charles Martel au VIIIe siècle. Aujourd’hui, aucune tour n’est conservée sur toute sa hauteur, sauf la tour Magne, qui a perdu son couronnement. Deux portes subsistent en partie : la porte d’Auguste et la porte de France. Regardez la base des murs : plusieurs assises de grosses pierres, puis un parement de petits moellons.

Écouter le récitRécit de l'application, voix de synthèse.

Histoire

L’enceinte est édifiée sous Auguste, vers la fin du Ier siècle avant notre ère, pour la colonie de Nemausus, capitale des Arécomiques. Bâtie en temps de paix, elle traduit une faveur impériale envers une colonie de droit latin. Elle reste en bon état plusieurs siècles, résiste d’abord aux Francs, mais souffre des destructions de Charles Martel au VIIIe siècle. Au XIe siècle, une enceinte médiévale bien plus petite la remplace.

Art et architecture

Le rempart mesurait un peu plus de 6 kilomètres et englobait 220 hectares. Les murs atteignaient près de 10 mètres de haut et jusqu’à 3 mètres d’épaisseur. Le parement était fait de moellons piqués, avec un blocage à l’intérieur ; la base comptait plusieurs assises en moyen et grand appareil. Le sommet était couronné de dalles d’une trentaine de centimètres, tirées de la carrière de Barutel.

Anecdotes

On comptait environ 80 tours et une dizaine de portes. La porte de France, modeste mais munie d’une herse, ne desservait pas la voie domitienne vers l’Hispanie comme on l’a longtemps cru, mais une voie secondaire. Au musée de la Romanité, la rue intérieure suit le tracé du rempart, et le jardin archéologique conserve des fondations du mur augustéen avec une tour.

À regarder sur place

Les vestiges sont épars dans la ville. Les plus spectaculaires sont la tour Magne, au sommet du mont Cavalier, la porte d’Auguste et la porte de France. Observez la différence entre la base en gros blocs et les assises supérieures en petits moellons.

Pratique

Les vestiges de l’enceinte sont inscrits aux monuments historiques depuis le 31 octobre 1989. La plupart sont visibles librement depuis la rue. Pour une approche complète, combinez la porte de France, la porte d’Auguste, le jardin du musée de la Romanité et la tour Magne, accessible avec un billet.

Aux alentours

Suivez ensuite la piste jusqu’à la porte de France, toute proche du centre, puis jusqu’à la porte d’Auguste, l’une des deux entrées principales. Le jardin archéologique du musée de la Romanité montre des fondations du rempart dans un cadre aménagé.

Enceinte romaine (vestiges)
Photo : Rjdeadly, CC BY-SA 4.0
Enceinte romaine (vestiges)
Photo : Un naturaliste du Midi, Christian Meyer, CC BY-SA 4.0

Sur place, cherchez : Cherchez, à la base du mur, les grosses pierres de taille sous le petit appareil de moellons.

Testez-vous

Sous quel empereur l’enceinte est-elle bâtie ?
  • Auguste (réponse)
  • Hadrien
  • Néron
Quelle était sa longueur ?
  • 1 km
  • 15 km
  • Plus de 6 km (réponse)
Quelle tour subsiste en élévation ?
  • La tour Eiffel
  • La tour Magne (réponse)
  • La tour de Constance

Sources

Informations vérifiées le 6 octobre 2026.