Vous voici devant la porte de France, une porte romaine construite au Ier siècle avant Jésus-Christ. Elle appartenait à l’enceinte qui entourait Nemausus, la Nîmes antique. Selon l’office de tourisme, ce rempart de l’époque d’Auguste mesurait environ 7 kilomètres de tour, protégeait 220 hectares et ses murs atteignaient 9 mètres de haut. Une douzaine de portes environ ouvraient la ville. Aujourd’hui, seules deux restent visibles : la porte d’Auguste et celle-ci. La porte de France n’était pas une entrée majeure. Elle desservait une voie secondaire, et non la voie Domitienne vers l’Espagne, comme on l’a longtemps cru. Elle était pourtant équipée d’une herse et, dans l’Antiquité, encadrée par deux tours circulaires. Regardez son passage unique, voûté en plein cintre. Au-dessus, levez les yeux vers la galerie aveugle : on y devine encore les restes de quatre pilastres et d’une corniche. La rue qui la traverse porte son nom, rue de la Porte de France. Le monument est classé monument historique depuis la liste de 1840.
Histoire
La porte de France remonte au Ier siècle avant Jésus-Christ. L’office de tourisme la date plus précisément de 16 à 15 av. J.-C. Elle faisait partie de la longue enceinte romaine de Nîmes, qui comptait une douzaine de portes environ. Ce n’était pas l’une des entrées principales : ce rôle revenait à la porte d’Auguste et à la porte du Cadereau. On a longtemps pensé qu’elle ouvrait sur la voie Domitienne vers l’Hispanie, mais la découverte de la porte du Cadereau a montré qu’elle desservait plutôt une voie secondaire.
Art et architecture
La porte présente un passage simple couvert d’un arc en plein cintre. La partie supérieure forme une galerie aveugle décorée de pilastres toscans, dont on voit encore les vestiges de quatre pilastres et d’une corniche. Dans l’Antiquité, l’ouverture était flanquée de deux tours circulaires, aujourd’hui disparues. Malgré son rôle modeste, elle était équipée d’une herse, une grille qui coulissait verticalement pour fermer le passage.
Anecdotes
Il existait sans doute plusieurs portes de ce type dans la ville, mais celle-ci est la seule à avoir subsisté. Elle doit sa renommée moins à son importance d’origine qu’à son état de conservation. Elle a d’ailleurs été protégée très tôt, puisqu’elle figure sur la liste des monuments historiques de 1840. Elle a aussi donné son nom à la rue qui la traverse.
À regarder sur place
Placez-vous dans l’axe de la rue pour voir l’arche entière, puis approchez-vous. Observez la taille des blocs du passage, la courbe régulière de l’arc, puis la ligne horizontale de la corniche au sommet. Cherchez les reliefs verticaux des pilastres, discrets mais encore lisibles. Imaginez enfin, de chaque côté, les deux tours rondes qui encadraient l’entrée.
Pratique
La porte est en plein air, rue de la Porte de France, à quelques minutes à pied des arènes. Il n’y a ni billet ni horaire : le monument se regarde depuis la rue. Restez attentif à la circulation, la rue étant ouverte aux véhicules. Depuis 2024, il est question de la rendre piétonne.
Aux alentours
Pour comparer, rendez-vous à la porte d’Auguste, l’autre porte romaine encore visible, plus importante à l’époque. Les arènes sont toutes proches. Pour aller plus loin, l’office de tourisme de Nîmes présente l’enceinte augustéenne et ses vestiges, et la notice Mérimée du ministère de la Culture décrit le monument.


Sur place, cherchez : Comptez les vestiges de pilastres au-dessus de l’arche : vous devriez en retrouver quatre.
Testez-vous
De quelle époque date la porte de France ?
- Ier siècle av. J.-C. (réponse)
- XIIe siècle
- XVIIe siècle
Combien de portes romaines restent visibles à Nîmes ?
- Deux (réponse)
- Douze
- Six
Quelle forme a son passage ?
- Un arc brisé
- Un arc en plein cintre (réponse)
- Une ouverture carrée
Sources
Informations vérifiées le 6 octobre 2026.
