Vous voici dans le jardin archéologique du musée de la Romanité, face aux arènes. Pour y arriver, vous avez peut-être traversé le musée par sa rue intérieure. Cette rue n’est pas tracée au hasard : elle suit le tracé du rempart que l’empereur Auguste fait élever autour de la ville vers 15 avant notre ère, un mur de plus de six kilomètres flanqué de quatre-vingts tours. Et le jardin en garde la preuve : les fondations du rempart augustéen, avec une tour, sont intégrées au parcours. Ce jardin de 3 500 mètres carrés se lit comme un livre d’histoire, en trois niveaux qui correspondent à trois grandes périodes. L’étage préromain réunit olivier, figuier et amandier. L’étage romain offre lavande, thym, cyprès, lauriers, buis, romarin et acanthes, la feuille qui orne les chapiteaux corinthiens. L’étage médiéval cultive pêcher, prunier, estragon et ciboulette. Le musée lui même a ouvert le 2 juin 2018, dans l’architecture d’Elizabeth de Portzamparc. Promenez vous d’un niveau à l’autre, et touchez du regard les pierres du rempart.
Histoire
Vers 15 avant notre ère, Auguste fait ceinturer Nîmes d’un rempart de plus de six kilomètres flanqué d’environ quatre-vingts tours. Le musée de la Romanité, ouvert le 2 juin 2018 face aux arènes, a été construit en tenant compte de ce passé : sa rue intérieure suit le tracé du rempart, et les fondations du mur augustéen, avec une tour, sont intégrées au jardin.
Art et architecture
Le jardin, de 3 500 mètres carrés, est organisé en trois niveaux correspondant à trois périodes : préromaine (olivier, figuier, amandier), romaine (lavande, thym, ail, châtaignier, acanthes, cyprès, lauriers, buis, romarins) et médiévale (pêcher, estragon, ciboulette, prunier). Il accompagne l’architecture d’Elizabeth de Portzamparc, une toge de verre plissée dont les lames évoquent une mosaïque.
Anecdotes
Le projet du musée naît des fouilles préventives de 2006-2007 sous les allées Jaurès : une domus et deux mosaïques, Achille et Penthée, y sont découvertes en excellent état. Les spécialistes les qualifient de plus belles pièces après celles de Pompéi. Le projet d’Elizabeth de Portzamparc l’emporte face à Rudy Ricciotti et Richard Meier.
À regarder sur place
Repérez les fondations du rempart et de la tour, puis comparez les trois étages de plantations. Depuis la rue intérieure du musée, vous passez sous les vestiges du propylée du sanctuaire de la Fontaine avant d’atteindre le jardin. Le toit-terrasse du musée offre une vue à 360 degrés sur la ville.
Pratique
Le jardin est en accès gratuit, distinct de la visite payante du musée, au 16 boulevard des Arènes. Les horaires changent selon la saison : vérifiez-les sur museedelaromanite.fr. OpenStreetMap indique le musée accessible aux fauteuils roulants.
Aux alentours
Les arènes sont juste en face. Pour suivre le rempart d’Auguste ailleurs en ville, rendez vous à la porte de France, à la porte d’Auguste et à la tour Magne. À l’intérieur du musée, ne manquez pas la mosaïque de Bellérophon et la mosaïque de Penthée.


Sur place, cherchez : Trouvez une feuille d’acanthe dans le jardin, puis cherchez le même motif sur un chapiteau antique.
Testez-vous
Combien de niveaux compte le jardin ?
- Sept
- Trois (réponse)
- Un
Quel vestige romain est intégré au jardin ?
- Le rempart d’Auguste (réponse)
- Un aqueduc
- Un théâtre
Quand le musée a-t-il ouvert ?
- En 1900
- En 2005
- En 2018 (réponse)
Sources
- Objectif Gard : au musée de la Romanité, il y a aussi le jardin archéologique (2020)
- Wikipédia : Musée de la Romanité de Nîmes
- Wikipédia : Enceinte romaine de Nîmes
- Musée de la Romanité, site officiel
Informations vérifiées le 6 octobre 2026.
