viaNîmes EN

36Églises et chapelles

Temple de l’Oratoire

Visite sur place
10 min
Horaires
Horaires : se renseigner auprès de l’Église protestante unie de Nîmes (nimes-eglise-protestante-unie.fr).
Temple de l'Oratoire
Photo : Chabe01, CC BY-SA 4.0

Vous voici devant le temple de l’Oratoire. Son nom cache une petite ruse administrative. Quand les protestants nîmois le lancent au 19e siècle, ils choisissent le mot « oratoire » parce qu’il n’impliquait pas, au départ, la création d’un nouveau poste de pasteur. Le temple devait servir la population protestante ouvrière des faubourgs ouest de la ville. La première pierre est posée le 25 août 1857, sur les plans de Chambaud, architecte de la ville. Le bâtiment est octogonal, prévu pour 600 à 700 personnes, et une école de filles lui est accolée. Mais un défaut gâche tout : on y entend mal. Or, dans un culte protestant, écouter la parole du pasteur est essentiel. Le temple est donc reconstruit par l’architecte Alphonse Granon, et rouvre en 1876. Sa grande originalité est sa charpente métallique : des arcs de fer associés à des voûtes en briques tubulaires, une technique très nouvelle pour l’époque. Entre-temps, en 1869, Jean Macé y fonde une section locale de la Ligue de l’enseignement. Si le temple est ouvert, levez les yeux vers la charpente.

Écouter le récitRécit de l'application, voix de synthèse.

Histoire

Le projet naît au milieu du 19e siècle pour les protestants des faubourgs ouest, un quartier ouvrier. La première pierre est posée le 25 août 1857, sur des plans de Chambaud, architecte de la ville. Le bâtiment est utilisé puis fermé entre 1865 et 1869, en raison de son acoustique défaillante. Reconstruit par Alphonse Granon, il rouvre en 1876.

Le nom d’oratoire a été retenu parce qu’il n’impliquait pas d’emblée la création d’un nouveau poste pastoral. Le lieu est pourtant devenu un temple à part entière. Il appartient aujourd’hui à l’Église protestante unie de France.

Art et architecture

Le plan d’origine est octogonal, avec 600 à 700 places, une forme centrée qui rapproche l’assemblée de la chaire. Lors de la reconstruction, Alphonse Granon adopte une charpente métallique : des arcs en fer combinés à des voûtes en briques tubulaires. Cette solution, très novatrice pour l’époque, remplace les voûtes de pierre traditionnelles et allège la structure.

Anecdotes

En 1869, Jean Macé crée au temple de l’Oratoire une section locale de ce mouvement d’éducation populaire. Le temple était alors accolé à une école de filles, ce qui illustre le lien étroit entre culte protestant et instruction dans ce quartier ouvrier.

À regarder sur place

De l’extérieur, faites le tour de la place pour lire la forme à huit côtés. Si vous pouvez entrer, levez les yeux vers la charpente : cherchez les arcs de fer et les voûtains de brique entre eux. Remarquez aussi la disposition des places, tournées vers la chaire.

Pratique

Le temple se trouve place de l’Oratoire, à l’ouest de l’Écusson. Il s’agit d’un lieu de culte en activité : l’intérieur se visite lors des offices ou des ouvertures, par exemple aux Journées européennes du patrimoine. Vérifiez les horaires auprès de la paroisse avant de venir et respectez le calme du lieu.

Aux alentours

Le Grand Temple, principal temple réformé de la ville, permet de comparer deux architectures protestantes nîmoises. Le site de l’Église protestante unie de Nîmes retrace l’histoire de ses différents temples.

Temple de l'Oratoire
Photo : Daniel Villafruela., CC BY 3.0

Sur place, cherchez : Comptez les côtés du bâtiment pour vérifier qu’il est bien octogonal.

Testez-vous

Pourquoi le temple a-t-il été reconstruit ?
  • Mauvaise acoustique (réponse)
  • Un incendie
  • Une inondation
Quelle est sa forme ?
  • Circulaire
  • En croix
  • Octogonale (réponse)
Quel matériau fait l’originalité de sa charpente ?
  • Le béton
  • Le chêne
  • Le fer (réponse)

Sources

Informations vérifiées le 6 octobre 2026.