Vous voici devant le Pont du Gard, accessible depuis la ville en voiture ou en car du réseau liO. Ce pont n’a jamais été conçu pour les voitures : c’est un aqueduc romain, construit au 1er siècle, entre 40 et 50 après J.-C., sous l’empereur Claude. Il portait l’eau captée près d’Uzès jusqu’à Nîmes, sur plus de 50 kilomètres, avec seulement 12,6 mètres de dénivelé au total. Regardez ses trois niveaux d’arches : 6 en bas, 11 au milieu, et une série de petites arches tout en haut, où passait le canal. Il culmine à 48,77 mètres au-dessus du Gardon. Les blocs de calcaire, extraits de la carrière de l’Estel toute proche, sont posés presque entièrement à sec, sans mortier. Approchez-vous des piles : vous verrez des pierres en saillie et des marques de tailleurs, comme l’inscription FRS II, ainsi que des graffitis laissés par des visiteurs au fil des siècles. On estime qu’il acheminait environ 40 000 mètres cubes d’eau par jour. Classé monument historique dès 1840, il est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1985.
Histoire
Le Pont du Gard est construit au 1er siècle, entre 40 et 50 après J.-C., sous le règne de l’empereur Claude. Il fait partie d’un aqueduc de plus de 50 kilomètres qui conduisait l’eau d’une source proche d’Uzès jusqu’à Nîmes, avec une pente moyenne de 24,8 centimètres par kilomètre.
Il est classé monument historique en 1840 et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1985. Il reçoit aujourd’hui plus de 800 000 visiteurs par an, dont 40 % viennent de l’étranger.
Art et architecture
L’ouvrage superpose trois niveaux. Le premier compte 6 arches, sur 142,35 mètres de long et 21,87 mètres de haut. Le deuxième en compte 11, sur 242,55 mètres et 19,50 mètres de haut. Le troisième, haut de 7,40 mètres, portait le canal ; il compte aujourd’hui 35 arches, 12 ayant disparu. L’ensemble atteint 48,77 mètres au-dessus de la rivière et mesure 275 mètres de long, contre environ 360 à l’origine.
Le canal mesure 1,80 mètre de haut pour 1,20 mètre de large, avec une pente de 0,04 %. Le calcaire vient de la carrière de l’Estel, et les blocs sont assemblés presque entièrement à sec, sans mortier.
Anecdotes
On estime le débit à environ 40 000 mètres cubes par jour, soit près de 460 litres par seconde.
Les pierres portent des marques de bâtisseurs, comme FRS II, des symboles protecteurs et des inscriptions laissées par des visiteurs de différents siècles.
À regarder sur place
Depuis la rive, comparez la largeur des trois niveaux : le plus haut est le plus long, le plus bas le plus massif. Cherchez les petites arches du sommet, là où passait le canal, puis approchez-vous des piles pour repérer marques et graffitis.
Pratique
Sans voiture, le réseau régional de cars liO dessert le secteur depuis Nîmes : vérifiez la ligne, les horaires et la durée du trajet sur le site liO avant de partir. Horaires, tarifs et conditions d’accès au site : pontdugard.fr.
Prévoyez de bonnes chaussures et de l’eau en été : le site est en plein air.
Aux alentours
L’aqueduc arrivait à Nîmes au castellum aquae, le bassin de répartition de l’eau, que vous pouvez voir en ville. Sa source était près d’Uzès, la fontaine d’Eure : Uzès se combine facilement avec le Pont du Gard dans la même journée.


Sur place, cherchez : Sur les piles du niveau inférieur, cherchez une marque de tailleur de pierre ou un graffiti ancien.
Testez-vous
À quoi servait le Pont du Gard ?
- Défendre la rivière
- Faire passer des chars
- Transporter de l’eau (réponse)
Combien d’arches compte le niveau inférieur ?
- 11
- 35
- 6 (réponse)
Depuis quand est-il inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco ?
- 1840
- 1985 (réponse)
- 2001
Sources
Informations vérifiées le 6 octobre 2026.
