Vous voici sur les grands boulevards qui encerclent l’Écusson, le cœur ancien de Nîmes. Si vous les suivez, vous faites le tour de l’ancienne ville médiévale : ces boulevards reprennent le tracé des remparts, démolis au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, ils deviennent la vitrine de la ville. Sur le boulevard Victor-Hugo, qui relie la Maison Carrée aux arènes, s’élèvent l’église Saint-Paul, bâtie de 1835 à 1849 par Charles-Auguste Questel avec un clocher de 62 mètres, et le lycée Alphonse-Daudet, héritier de l’université fondée par François Ier en 1539. Au nord, le boulevard Gambetta porte le nom de Léon Gambetta, président du Conseil en 1881. Il garde une mémoire plus sombre : pendant l’Occupation, à partir de novembre 1942, la Gestapo s’installe au 13 boulevard Gambetta. À l’angle avec le boulevard Amiral-Courbet, regardez les deux flèches néo-gothiques de l’église Saint-Baudile. Aujourd’hui, la circulation tourne en sens inverse des aiguilles d’une montre. Marchez, et repérez à chaque angle le passage entre ville ancienne et ville du XIXe siècle.
Histoire
Les grands boulevards qui entourent l’Écusson naissent de la démolition des anciens remparts au XVIIIe siècle ; ils reprennent le tracé de l’enceinte médiévale. Dès le début du XIXe siècle, de grands aménagements renforcent le caractère monumental de la ville : église Saint-Paul, lycée et sa tour de l’horloge, squares de la Couronne, de la Bouquerie et Antonin, immeubles bourgeois et hôtels particuliers.
Art et architecture
L’église Saint-Paul, de style néo-roman, est bâtie de 1835 à 1849 sur les plans de Charles-Auguste Questel. Son clocher s’élève à 62 mètres. Elle conserve des peintures murales d’Hippolyte Flandrin et un orgue construit en 1848 par Aristide Cavaillé-Coll. Plus au nord, l’église néo-gothique Saint-Baudile (1867-1877) marque de ses deux flèches la jonction des boulevards Amiral-Courbet et Gambetta.
Anecdotes
Le lycée Alphonse-Daudet, boulevard Victor-Hugo, se dit héritier de l’université de Nîmes fondée par François Ier en 1539, devenue collège des Jésuites en 1670. Il prend le nom d’Alphonse Daudet en 1966. Le boulevard Gambetta, lui, rappelle une page sombre : la Gestapo s’installe au numéro 13 pendant l’Occupation, qui commence à Nîmes en novembre 1942.
À regarder sur place
Sur le boulevard Victor-Hugo, observez le clocher de Saint-Paul et l’arcade du lycée Daudet, surmontée de l’emblème de la ville : une miniature des arènes coiffée de la Maison Carrée. Sur le boulevard Gambetta, cherchez à l’est les flèches de Saint-Baudile.
Pratique
Les boulevards sont en accès libre. Dans le sens des aiguilles d’une montre depuis l’angle nord-ouest, l’Écusson est bordé par le square Antonin, le square de la Bouquerie, le boulevard Gambetta, le boulevard Amiral-Courbet, le square de la Couronne, l’esplanade, le boulevard des Arènes, le boulevard Victor-Hugo et le boulevard Alphonse-Daudet. Les voitures y circulent sur deux voies en sens inverse.
Aux alentours
Le boulevard Victor-Hugo relie la Maison Carrée aux arènes : deux monuments majeurs à ses extrémités. Le boulevard Gambetta mène vers le square de la Bouquerie et le square Antonin, en perspective sur le canal de la Fontaine.

Sur place, cherchez : Sur le boulevard Victor-Hugo, levez les yeux vers le clocher de l’église Saint-Paul et estimez sa hauteur.
Testez-vous
Quel tracé suivent les boulevards de l’Écusson ?
- Les remparts médiévaux (réponse)
- Un ancien canal
- Une voie ferrée
Quel lycée se trouve boulevard Victor-Hugo ?
- Alphonse-Daudet (réponse)
- Henri-IV
- Louis-le-Grand
Que s’est-il installé au 13 boulevard Gambetta en 1942 ?
- La Gestapo (réponse)
- La mairie
- Un théâtre
Sources
- Wikipédia : Écusson (Nîmes)
- Wikipédia : Histoire de Nîmes
- Wikipédia : Église Saint-Paul de Nîmes
- Wikipédia : Lycée Alphonse-Daudet
- Wikipédia : Léon Gambetta
Informations vérifiées le 6 octobre 2026.
