Vous voici devant l’hôtel Novi de Caveirac, au 4 bis et 6 rue Fresque, dans l’Écusson. Derrière une façade très sobre se cachent sept siècles d’histoire. La construction d’origine remonte au XIVe siècle. En 1660, des travaux sont menés pour Léon Novi, négociant et conseiller du roi, et en 1713 la famille devient seigneur de Caveirac. Ici, l’intendant de la province du Languedoc résidait quand il venait à Nîmes. La même année 1713 naît dans la famille l’abbé Jean Novi de Caveirac, un polémiste qui signa en 1758 une Apologie de Louis XIV sur la révocation de l’édit de Nantes, un texte très controversé dans une ville aussi protestante que Nîmes. En 1773, la façade et un salon sont rénovés. Au XXe siècle, l’architecte Chouleur y vit de 1901 à 1985, d’où son autre nom d’hôtel Chouleur. Puis la mairie de Nîmes en devient propriétaire. Regardez la façade et imaginez, derrière, une grande cour, un escalier à quatre noyaux et trois salons richement décorés. L’hôtel est classé monument historique depuis 2004.
Histoire
L’hôtel remonte au XIVe siècle. En 1660, des travaux sont faits pour Léon Novi, négociant et conseiller du roi ; en 1713 les Novi deviennent seigneurs de Caveirac. En 1773, la façade et un salon sont rénovés. Les Mazel l’occupent de 1856 à 1901, puis l’architecte Chouleur de 1901 à 1985, date à laquelle la ville de Nîmes en devient propriétaire. Il est classé monument historique en 2004.
Art et architecture
La façade est très sobre, la cour intérieure de grande taille. L’hôtel dispose d’un bel escalier à quatre noyaux, de deux chambres à alcôve et de trois salons très décorés. Ce contraste entre une rue discrète et des intérieurs soignés est typique des hôtels particuliers de l’Écusson.
Anecdotes
L’abbé Jean Novi de Caveirac, né à Nîmes le 16 mars 1713 et mort à Paris en 1782, défendit la cause jésuite. On lui doit l’Apologie de Louis XIV et de son conseil sur la révocation de l’édit de Nantes (1758) et l’Appel à la raison (1762), deux ouvrages qui furent très célèbres en leur temps.
À regarder sur place
Depuis la rue Fresque, observez la sobriété de la façade, rénovée en 1773. Si la porte est ouverte, la grande cour donne une idée de l’ampleur de la demeure. L’escalier à quatre noyaux et les salons ne se voient qu’à l’occasion d’ouvertures exceptionnelles.
Pratique
L’hôtel se trouve 4 bis et 6 rue Fresque, rue piétonne de l’Écusson ; OpenStreetMap le situe à l’angle de la rue de l’Étoile. C’est une propriété municipale, généralement visible de l’extérieur seulement : consultez nimes.fr pour d’éventuelles ouvertures.
Aux alentours
La rue Fresque est à deux pas de la rue de la Madeleine et de la Maison Villaret, et de la Maison Carrée. Les amateurs d’hôtels particuliers poursuivront vers l’hôtel de Bernis et l’hôtel Rivet, dans le même quartier.
Sur place, cherchez : Observez la façade et cherchez l’entrée qui mène à la grande cour intérieure.
Testez-vous
Quel autre nom porte l’hôtel ?
- Hôtel Chouleur (réponse)
- Hôtel Rivet
- Hôtel de Bernis
Depuis quand est-il classé monument historique ?
- 1840
- 1960
- 2004 (réponse)
Quel haut personnage y logeait à Nîmes ?
- L’intendant du Languedoc (réponse)
- L’évêque d’Uzès
- Le roi
Sources
Informations vérifiées le 6 octobre 2026.
