Vous voici rue de la Madeleine, à deux pas de la cathédrale. Au numéro 1 se dresse une maison dont personne ne connaît l’origine exacte. Était-ce l’hôtel d’un prieuré, ou la demeure d’un riche bourgeois ? Les archives ne le disent pas. Ce qui est sûr, c’est sa façade : au premier étage, d’anciennes arcades ont été bouchées, et les murs ont été décorés avec des morceaux de sculpture réemployés. C’est la Maison romane, protégée depuis 1939. Dans sa cour, quatre balcons sont superposés ; le premier porte la date de 1637, et une colonne romane avec son chapiteau orne le troisième. La rue entière est un petit musée de la ferronnerie. Au numéro 13, à l’angle de la rue de l’Aspic, un balcon en fer forgé est inscrit aux monuments historiques. Au numéro 27, c’est un escalier avec sa rampe en fer forgé, et au numéro 35, un autre balcon. Avancez doucement en levant les yeux : les plus beaux détails sont au-dessus des vitrines.
Histoire
La rue de la Madeleine relie le secteur de la cathédrale au cœur commerçant de l’Écusson. Son bâtiment le plus ancien est la maison du numéro 1, dite Maison romane. La notice du ministère de la Culture précise que son origine n’est pas documentée : il pourrait s’agir de l’hôtel d’un prieuré ou de la résidence d’un riche habitant. Ses sculptures sont inscrites aux monuments historiques par arrêté du 3 octobre 1939.
Art et architecture
Au premier étage de la façade sur rue, des arcades ont été obturées et les murs ornés de fragments sculptés réemployés. La protection de 1939 vise précisément ces sculptures, ainsi qu’une colonnette et son chapiteau posés sur l’appui du troisième balcon de la cour. Cette cour réunit quatre balcons superposés, dont le premier est daté de 1637.
La rue compte aussi plusieurs ferronneries protégées : le balcon d’angle du numéro 13, à la rencontre de la rue de l’Aspic, inscrit en 1964 ; l’escalier avec sa rampe en fer forgé du numéro 27, inscrit en 1964 ; et le balcon en fer forgé du numéro 35, inscrit en 1965.
Anecdotes
Le réemploi est la clé de la Maison romane : plutôt que de tailler de nouvelles pierres, ses bâtisseurs ont intégré des sculptures plus anciennes à la façade. Même la colonne romane de la cour a été réutilisée pour décorer un balcon du 17e siècle. La maison mélange donc plusieurs époques dans un même mur.
À regarder sur place
Au numéro 1, comparez les fragments sculptés du premier étage et cherchez la forme des arcades bouchées. Continuez ensuite en regardant au-dessus des devantures : le balcon d’angle du 13, puis, plus loin, les ferronneries des numéros 27 et 35.
Pratique
Rue piétonne et commerçante, accessible à toute heure, au sol plat. Les immeubles sont privés : la cour de la Maison romane et l’escalier du numéro 27 ne se visitent pas librement, regardez depuis la rue. Évitez les heures de forte affluence commerciale pour observer les façades tranquillement.
Aux alentours
La place aux Herbes et la cathédrale sont au bout de la rue. La rue de l’Aspic, qui croise la rue de la Madeleine au numéro 13, réunit plusieurs hôtels particuliers du 17e siècle. La fiche Maison romane de ce guide détaille la façade du numéro 1.
Sur place, cherchez : Repérez au numéro 1 les arcades bouchées du premier étage, puis trouvez le balcon d’angle du numéro 13.
Testez-vous
Quelle date porte le premier balcon de la cour de la Maison romane ?
- 1096
- 1637 (réponse)
- 1789
Depuis quand la Maison romane est-elle protégée ?
- 1840
- 1939 (réponse)
- 2005
Qu’est-ce qui est protégé au numéro 27 ?
- Un escalier et sa rampe (réponse)
- Une fontaine
- Une statue
Sources
- POP Mérimée : immeuble, 1 rue de la Madeleine (PA00103113)
- Wikipédia : Liste des monuments historiques de Nîmes
Informations vérifiées le 6 octobre 2026.


