Vous voici sur l’avenue Feuchères, la grande allée qui relie la gare à l’esplanade Charles-de-Gaulle. En 1841, le conseil municipal de Nîmes décide d’aménager à la fois cette avenue et l’esplanade, et les travaux sont achevés en 1851. L’avenue offre ainsi aux voyageurs une entrée solennelle dans la ville : en sortant de la gare, on remonte tout droit vers la fontaine Pradier et les Arènes. Son nom honore Adrien Victor Feuchères, général commandant la subdivision de Nîmes et député du Gard de 1846 à 1848. Son histoire est singulière : marié à Sophie Dawes, il découvre qu’elle est la maîtresse du prince de Condé et se sépare d’elle. À sa mort en 1840, il refuse son héritage, qu’il qualifie de « salaire du vice », et le donne aux œuvres de charité locales. Regardez le sol : un petit canal de 1,4 mètre de large part de l’esplanade et descend le long de l’avenue jusque devant la gare, un aménagement réalisé lors de la rénovation de 2010 à 2012. Marchez en direction de l’esplanade, la flèche de l’église Sainte-Perpétue vous sert de repère.
Histoire
L’arrivée du chemin de fer transforme le sud de Nîmes. La gare actuelle est mise en service en 1843, et dès 1841 le conseil municipal décide d’aménager l’avenue Feuchères et l’esplanade. Les travaux sont achevés en 1851, l’année où est inaugurée la fontaine Pradier. L’avenue forme dès lors l’axe qui conduit les voyageurs de la gare vers le cœur de la ville.
Elle porte le nom d’Adrien Victor Feuchères (1785 à 1857), officier qui combat à Iéna, Eylau et Friedland, devient général de brigade, commande la subdivision de Nîmes et siège comme député du Gard de 1846 à 1848.
Art et architecture
L’avenue est pensée comme une perspective : d’un côté la longue façade de la gare, d’environ 100 mètres, de l’autre l’esplanade et la fontaine Pradier. La rénovation de l’esplanade, menée de 2010 à 2012 par le paysagiste Alain Marguerit, a prolongé le jardin jusqu’à l’avenue avec un canal de 1,4 mètre de large qui descend jusque devant la gare.
Anecdotes
Feuchères avait épousé à Londres en 1818 Sophie Dawes, qu’il croyait fille naturelle du prince de Condé. Elle était en réalité sa maîtresse. Il s’en sépare en 1824, provoquant un scandale. Après la mort de Sophie en 1840, il refuse sa fortune et la donne aux œuvres de charité de la région.
Un collège de Nîmes porte également son nom.
À regarder sur place
Placez-vous au milieu de l’avenue, dos à la gare : la perspective file vers l’esplanade et la flèche de Sainte-Perpétue. Suivez le petit canal au sol. Retournez-vous ensuite pour voir la façade de la gare et ses arcades sur deux niveaux.
Pratique
L’avenue se parcourt à pied en quelques minutes depuis la gare jusqu’à l’esplanade. C’est le chemin le plus simple pour rejoindre les Arènes et l’Écusson en arrivant en train. Accès libre.
Aux alentours
Au bout de l’avenue, l’esplanade Charles-de-Gaulle, la fontaine Pradier et l’église Sainte-Perpétue. Les Arènes sont juste derrière. Dans l’autre sens, la gare, point de départ des parcours.


Sur place, cherchez : Suivez le petit canal depuis la gare et trouvez l’endroit où il rejoint l’esplanade.
Testez-vous
Quels lieux l’avenue Feuchères relie-t-elle ?
- La Maison Carrée et les Jardins de la Fontaine
- La gare et l’esplanade (réponse)
- Les Arènes et la Tour Magne
Qui était Feuchères ?
- Un architecte
- Un général (réponse)
- Un évêque
En quelle année l’aménagement de l’avenue est-il décidé ?
- 1789
- 1841 (réponse)
- 1920
Sources
- Wikipédia : Esplanade Charles-de-Gaulle (Nîmes)
- Wikipédia : Adrien Victor Feuchères
- Wikipédia : Gare de Nîmes-Centre
Informations vérifiées le 6 octobre 2026.
