Vous voici aux jardins de la Fontaine, autour de la source qui a donné naissance à Nîmes. Cette source karstique attire des habitants dès l’âge du fer, au VIe siècle avant notre ère. À l’époque romaine, un grand sanctuaire, l’Augusteum, occupe le site ; le temple de Diane en est un vestige encore visible. Les jardins actuels sont aménagés entre 1745 et 1755, sous la direction de l’ingénieur Jacques Philippe Mareschal, sur un plan de l’architecte Dardalhon retenu en 1740. Le dessin respecte celui du sanctuaire antique, avec ses deux escaliers en demi-lune qui descendent vers la source. C’est l’un des premiers jardins publics d’Europe. Promenez-vous entre les bassins et les balustrades, et cherchez les sculptures de Nicolas Sébastien Adam ainsi que les grands vases de type Médicis venus du château de la Mosson. Les allées sont plantées de pins, de marronniers, de platanes, de tilleuls et de cèdres. Les jardins sont classés monument historique depuis 1840 et portent le label jardin remarquable. L’accès est gratuit.
Histoire
Tout part d’une source karstique qui attire une occupation humaine dès l’âge du fer, au VIe siècle avant notre ère. À l’époque romaine, le site accueille un important ensemble religieux, l’Augusteum, dont le temple de Diane est le principal vestige visible.
En 1740, le plan de l’architecte Dardalhon est choisi. Les travaux sont menés de 1745 à 1755 sous la direction de l’ingénieur Jacques Philippe Mareschal. Les jardins sont classés monument historique en 1840, avec des protections complémentaires en 1989 et 1991, et portent aujourd’hui le label jardin remarquable.
Art et architecture
C’est un jardin à la française. Son tracé reprend celui du sanctuaire antique, notamment avec deux escaliers en demi-lune qui donnent accès à la source. Le décor comprend des sculptures de Nicolas Sébastien Adam et des vases de type Médicis provenant du château de la Mosson. Les plantations associent pins, marronniers, platanes, tilleuls et cèdres.
Anecdotes
Les jardins sont considérés comme l’un des premiers parcs publics d’Europe. Leur ordonnance du XVIIIe siècle a été pensée en fonction des vestiges romains découverts sur place, ce qui explique le dialogue étroit entre bassins classiques et ruines antiques.
À regarder sur place
Descendez vers la source par l’un des escaliers en demi-lune, puis observez les bassins et leurs balustrades. Cherchez les statues de Nicolas Sébastien Adam et les grands vases. Sur le côté, le temple de Diane mérite un détour, et en montant dans les allées ombragées du mont Cavalier vous rejoindrez la Tour Magne.
Pratique
L’accès est gratuit. Les horaires varient selon la saison : vérifiez-les sur le site de la ville, nimes.fr. Les jardins s’étendent au pied du mont Cavalier, à l’ouest du centre ; on les rejoint à pied depuis la Maison Carrée en suivant les quais de la Fontaine. La partie haute est en pente, prévoyez de bonnes chaussures pour monter vers la Tour Magne.
Aux alentours
Dans les jardins, le temple de Diane et, plus haut, la Tour Magne sont les deux étapes antiques du site. En redescendant vers le centre par les quais de la Fontaine, vous retrouverez la Maison Carrée et le Carré d’Art.


Sur place, cherchez : Trouvez les deux escaliers en demi-lune qui descendent vers la source.
Testez-vous
Quand les jardins ont-ils été aménagés ?
- Au Moyen Âge
- En 1900
- Entre 1745 et 1755 (réponse)
Comment s’appelait le sanctuaire romain du site ?
- L’Augusteum (réponse)
- Le Capitole
- Le Forum
Quel ingénieur a dirigé les travaux ?
- Haussmann
- Mareschal (réponse)
- Vauban
Sources
Informations vérifiées le 6 octobre 2026.
