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Temple de Diane

Visite sur place
15 min
Horaires
Accès libre dans les jardins de la Fontaine.
Sur les parcours
Nemausus antique, Jardins et Tour Magne, Une journée à Nîmes
Temple de Diane
Photo : Chabe01, CC BY-SA 4.0

Vous voici devant le temple de Diane, dans les jardins de la Fontaine. Malgré son nom, rien ne prouve que ce bâtiment ait été consacré à Diane : cette appellation n’a aucun fondement archéologique ou historique connu. Construit au Ier siècle après J.-C., il faisait partie d’un sanctuaire dédié à Auguste. Son plan, proche de celui d’une basilique, ne correspond pas à celui d’un temple romain classique, et sa fonction réelle reste discutée. La salle voûtée mesure 14,52 mètres de long sur 9,55 mètres de large. La façade principale s’ouvrait par trois arcades. Au Moyen Âge, l’édifice est transformé en monastère, ce qui a permis sa conservation. Au XVIIIe siècle, ses ruines inspirent des peintres comme Hubert Robert. Entrez et regardez les murs intérieurs : cinq niches rectangulaires y sont surmontées de frontons tour à tour triangulaires et arrondis, encadrées de colonnes d’ordre composite. Dans les compartiments du fond, cherchez les restes de plafonds à caissons sculptés. Le monument appartient à la ville et il est classé monument historique depuis 1840.

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Histoire

Le bâtiment date du Ier siècle après J.-C. et appartenait à un sanctuaire consacré à Auguste, l’Augusteum, installé autour de la source. Au Moyen Âge, il est converti en monastère, et cette occupation a contribué à le préserver. Au XVIIIe siècle, ses ruines fascinent les artistes, dont Hubert Robert. Il est classé monument historique en 1840, inscrit de nouveau en 1989, et appartient à la ville de Nîmes.

Art et architecture

La salle voûtée mesure 14,52 mètres sur 9,55. La façade principale comportait trois baies en arc. Son plan basilical, inhabituel pour un temple romain, explique les doutes sur sa fonction.

Les murs intérieurs portent cinq niches rectangulaires, coiffées de frontons alternativement triangulaires et semi-circulaires, et soutenues par des colonnes d’ordre composite. Les compartiments du fond conservent des plafonds à caissons décorés.

Anecdotes

Le nom de Diane est une tradition sans appui archéologique ni historique connu. L’usage réel de la salle demeure incertain : on hésite encore sur sa destination exacte, ce qui en fait l’un des mystères de la Nîmes antique.

À regarder sur place

Observez la voûte et imaginez-la complète. Repérez l’alternance des frontons au-dessus des niches et les colonnes composites. Au fond, levez les yeux vers les restes de caissons sculptés. De l’extérieur, cherchez la trace des trois arcades de la façade.

Pratique

Le temple se trouve dans les jardins de la Fontaine, en accès libre aux horaires des jardins, à vérifier sur nimes.fr. On l’atteint à pied depuis les quais de la Fontaine. Le sol est irrégulier autour des ruines.

Aux alentours

Les bassins des jardins de la Fontaine et la source sont à quelques pas. En montant le mont Cavalier, vous rejoindrez la Tour Magne. Le musée de la Romanité présente d’autres éléments de la Nîmes antique.

Temple de Diane
Photo : Daniel Villafruela., CC BY-SA 3.0
Temple de Diane
Photo : Carole Raddato from FRANKFURT, Germany, CC BY-SA 2.0

Sur place, cherchez : Comptez les niches et vérifiez que leurs frontons alternent bien entre triangle et arc de cercle.

Testez-vous

Le nom « de Diane » est-il prouvé ?
  • Non (réponse)
  • Oui, par une inscription
  • Oui, par une statue
En quoi l’édifice a-t-il été transformé au Moyen Âge ?
  • Un monastère (réponse)
  • Un moulin
  • Une prison
Quel peintre s’en est inspiré au XVIIIe siècle ?
  • Claude Monet
  • Hubert Robert (réponse)
  • Paul Cézanne

Sources

Informations vérifiées le 6 octobre 2026.