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35Églises et chapelles

Grand Temple

Visite sur place
15 min
Horaires
Lieu de culte en activité : extérieur visible librement, intérieur selon les offices.
Grand Temple
Photo : Krzysztof Golik, CC BY-SA 4.0

Vous voici devant le Grand Temple, entre le boulevard Amiral-Courbet et la place du Grand-Temple. Sa façade baroque surprend souvent : on s’attend à la sobriété d’un temple protestant, et l’on trouve l’allure d’une église. C’est normal, car l’édifice a d’abord été la chapelle d’un couvent de dominicains, construite entre 1714 et 1736. Pendant la Révolution, les religieux quittent les lieux. Les protestants de Nîmes louent alors le bâtiment, et le pasteur Paul Rabaut l’inaugure pour leur culte. En 1803, l’église est officiellement affectée au culte réformé et prend le nom de Grand Temple. À l’intérieur, le décor reste sobre et solennel, dans l’esprit des temples du Languedoc. Deux plaques de marbre noir y présentent le Décalogue et un résumé de la loi de Moïse, et de grandes orgues, construites en 1821, dominent la salle. Le bâtiment appartient aujourd’hui à l’Église protestante unie de France et il est inscrit monument historique depuis 1964. Prenez le temps de regarder la façade : c’est elle qui raconte le passé catholique du lieu.

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Histoire

L’édifice est construit entre 1714 et 1736 comme église du couvent des dominicains de Nîmes. À la Révolution, les dominicains abandonnent les lieux. Les protestants louent ensuite l’église, que le pasteur Paul Rabaut inaugure pour leur culte.

En 1803, le bâtiment est officiellement affecté au culte réformé et reçoit le nom de Grand Temple. Il appartient aujourd’hui à l’Église protestante unie de France, et une association gère la propriété.

Art et architecture

La façade est baroque, héritage de sa fonction première d’église conventuelle. L’intérieur, lui, illustre le style sobre et solennel propre aux temples protestants du Languedoc, sans images ni statues de saints.

Le décor intérieur se limite à deux plaques de marbre noir, qui portent le Décalogue et un résumé de la loi de Moïse, et à de grandes orgues construites en 1821.

Anecdotes

Le bâtiment a donc changé de confession en moins d’un siècle : élevé pour des religieux catholiques au début du 18e siècle, il devient le principal temple réformé de la ville au début du 19e siècle. Le pasteur Paul Rabaut, qui inaugure le lieu pour les protestants, est une figure du protestantisme nîmois.

À regarder sur place

Regardez d’abord la façade baroque, puis comparez avec l’intérieur, beaucoup plus dépouillé, si le temple est ouvert. Cherchez les deux plaques de marbre noir et les grandes orgues de 1821.

Pratique

Le temple se trouve au 23, boulevard Amiral-Courbet, en bordure de l’Écusson, à quelques minutes à pied des Arènes et de la Porte d’Auguste. C’est un lieu de culte en activité : restez discret pendant les offices.

Aux alentours

Le boulevard Amiral-Courbet mène à la Porte d’Auguste, l’une des portes de l’enceinte romaine. Le centre historique, l’Écusson, commence juste derrière le temple.

Grand Temple
Photo : Finoskov, CC BY-SA 4.0
Grand Temple
Photo : Finoskov, CC BY-SA 4.0

Sur place, cherchez : Repérez sur la façade les éléments baroques qui trahissent l’origine catholique du bâtiment.

Testez-vous

Quel ordre religieux a fait construire l’édifice ?
  • Les bénédictins
  • Les dominicains (réponse)
  • Les jésuites
En quelle année est-il affecté au culte réformé ?
  • 1685
  • 1803 (réponse)
  • 1905
Que montrent les plaques de marbre noir ?
  • La liste des pasteurs
  • Le Décalogue (réponse)
  • Le plan de la ville

Sources

Informations vérifiées le 6 octobre 2026.