Vous voici au 10 Grand’Rue, devant l’hôtel Rivet. Il a été construit en 1786 pour David Rivet, un marchand de soie. Trois ans plus tard éclate la Révolution, et la maison va changer de vie bien plus souvent que son propriétaire ne l’aurait imaginé : hôpital, préfecture en 1822, couvent en 1857, puis école de jeunes filles. Depuis 1985, elle accueille l’École supérieure des beaux-arts de Nîmes. Parmi les anciens élèves, vous connaissez peut-être le chanteur Julien Doré ou l’acteur Damien Bonnard. Regardez l’architecture : des façades très régulières et monumentales, deux ailes qui dessinent un U, et un style néoclassique d’inspiration palladienne, avec des colonnes toscanes. À l’intérieur, un escalier à rampe en fer forgé complète l’ensemble. Le bâtiment est inscrit aux monuments historiques en 1988, puis classé en 2005. En passant, comparez cette façade sobre et symétrique aux hôtels plus anciens de l’Écusson : on est ici à la toute fin de l’Ancien Régime, quand le goût revient à l’Antiquité.
Histoire
L’hôtel est construit en 1786 pour David Rivet, marchand de soie, au moment où Nîmes vit de son industrie textile. Le nom de l’architecte reste incertain : Jean-Arnaud Raymond est parfois avancé, sans certitude. Après la Révolution, le bâtiment devient hôpital, puis préfecture en 1822, couvent en 1857, et enfin école de jeunes filles.
L’École supérieure des beaux-arts de Nîmes y est fondée en 1985. Le bâtiment est inscrit aux monuments historiques en 1988, puis classé en 2005. Depuis 2023, l’école est dirigée par Delphine Paul.
Art et architecture
Les façades, très régulières et monumentales, et les deux ailes disposées en U relèvent d’un néoclassicisme d’inspiration palladienne, c’est-à-dire inspiré de l’architecte italien Palladio et de l’Antiquité. On y remarque des colonnes d’ordre toscan, le plus dépouillé des ordres classiques, et un escalier à rampe en fer forgé. L’ensemble tranche avec les hôtels du 17e siècle de l’Écusson, plus ornés.
Anecdotes
Peu de maisons nîmoises ont connu autant de fonctions. En moins de deux siècles, la demeure d’un négociant en soie a soigné des malades, logé l’administration préfectorale, abrité une communauté religieuse et instruit des jeunes filles, avant de former des artistes. L’école compte parmi ses anciens élèves le chanteur Julien Doré, l’acteur Damien Bonnard, le graveur Jean-Marie Granier et l’artiste Thibault Brunet.
À regarder sur place
Depuis la Grand’Rue, observez la symétrie de la façade et le rythme régulier des ouvertures. Si la porte est ouverte, cherchez la disposition en U des ailes autour de la cour et les colonnes toscanes. L’escalier en fer forgé ne se voit que de l’intérieur.
Pratique
L’hôtel se trouve au 10 Grand’Rue, dans l’Écusson, à quelques minutes à pied de la place aux Herbes. L’école est un établissement d’enseignement : l’intérieur n’est accessible que lors de ses ouvertures publiques, expositions ou journées portes ouvertes. Renseignez-vous auprès de l’école avant de venir.
Aux alentours
La Grand’Rue conduit vers la place Belle-Croix et le secteur de la cathédrale. Pour prolonger le thème des marchands de soie, rendez-vous rue de l’Aspic, où plusieurs hôtels du 17e siècle ont été bâtis pour des négociants. Le musée du Vieux Nîmes raconte l’histoire du textile nîmois.

Sur place, cherchez : Repérez les colonnes toscanes et la forme en U des deux ailes.
Testez-vous
Pour qui l’hôtel a-t-il été construit ?
- Un général
- Un marchand de soie (réponse)
- Un évêque
Quelle institution l’occupe aujourd’hui ?
- L’école des beaux-arts (réponse)
- La préfecture
- Un hôpital
Quel chanteur y a étudié ?
- Charles Aznavour
- Johnny Hallyday
- Julien Doré (réponse)
Sources
- Wikipédia : École supérieure des beaux-arts de Nîmes
- Wikipédia : Liste des monuments historiques de Nîmes
Informations vérifiées le 6 octobre 2026.
